Gestion des boues des stations d’épuration pendant la crise du COVID 19

Sur la base de l’avis de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), de nouvelles prescriptions ont été définies en matière de gestion des boues résiduaires urbaines afin de limiter les risques de propagation de l’épidémie COVID 19.

Gestion des boues des stations d’épuration pendant la crise du COVID 19

Crédit photo : Franck Delaporte/CD77 - Tonne à lisier pour l'épandage de boues liquides, commune de Coutençon

 

 

La valorisation agricole par épandage des boues non hygiénisées produites à partir du 15/03/2020 (date du début de la période épidémique en Seine-et-Marne) est strictement interdite et devra faire l’objet soit d’un traitement complémentaire d’hygiénisation rigoureusement validé, soit d’une destruction par incinération (Voir tableau synthétique suivant).

Crédit photo : Franck Delaporte/CD77 - Curage de filtres plantés de roseaux, commune de Mauperthuis

 

 

Seules les boues ayant fait l’objet d’un traitement hygiénisé rigoureusement contrôlé pourront être épandues. Les traitements validés comme efficaces sont listés dans le tableau suivant. Le suivi microbiologique doit être renforcé. Le stockage de longue durée n’est pas considéré comme un traitement d’hygiénisation approprié.

 

Ces modalités de gestion des boues pourraient évoluer en fonction de l’évolution de la situation sanitaire et de l’état des connaissances disponibles sur la survie du virus. 
Si les capacités de stockage sont suffisantes, il est donc préférable d’attendre avant d’éliminer les boues. Dans le cas contraire, une solution alternative doit être recherchée par les collectivités productrices de boues, soit en lien avec leur délégataire, soit en faisant appel aux conseils du Département ( SATESE – satese77@departement77.fr) et de la Direction Départementale des Territoires (pôle de police de l’eau).

 

Les boues extraites avant le début de l’épidémie peuvent donc être épandues sans restriction, dans le respect de la réglementation en vigueur, qu’elles aient fait l’objet d’un traitement d’hygiénisation ou pas, à condition qu’elles n’aient pas été mélangées avec des boues plus récentes.